SAP Trail 2015 à Epinal

Championnat de France de trail sapeur pompier à Epinal, le 18/04/2015 :

Les montagnes « russes» vosgiennes

 

C'est une délégation haut rhinoise conséquente qui a fait le chemin jusqu'à chez nos voisins vosgiens d 'Epinal pour courir les championnats de France de Trail sapeur pompiers.

Epinal et le SDIS 88 ont mis la barre très haut cette année en organisant les championnats de France de cross sapeur pompier et, un petit mois plus tard, les championnats de France de trail.

Chapeau les « welches »!!!

Pour ma part, c'était une de mes premières expériences dans cette discipline en plein « boum ». Je tenais donc à décrire l'événement en tant que coureur.

Phase 1 : « Ah oui quand même... »

20 km profil - Copie

J'en avais compté 12 : 12 montagnes russes à l'aspect inquiétant de dents de requin  sur le profil du parcours.

Alors quand on manque de points de repère sur une discipline, on pense pouvoir se fier à ce genre de détails. Que nenni !

J'ai arrêté de compter au milieu de la deuxième côte. Ou du deuxième mur pour être plus exact. L'hypoxie sans doute...

Cette phase est celle où le coureur novice comprend qu'il ne va pas emprunter les grands axes ou les chemins carrossables.  L'organisation a préféré faire la part belle aux talus et petits sentiers.

Son mot d'ordre : azimut !

Cette phase est aussi celle où le « pioupiou trailer » commence à cerner son profil. Plutôt à l'aise en montée, en descente, sur les sentiers techniques...

Phase 2 : « Houla, ça pique... »

C'est une phase qui intervient, grosso modo, après la première moitié du parcours.

Une tentative d'évaluer le nombre d'ascensions qui restent à réaliser est devenue presque risible. J'écris « presque » parce que, en fait, vous n'avez plus trop envie de rire...

Les jambes sont lourdes, vous marchez de plus en plus dans les côtes et les descentes sont un supplice pour les cuisses.

Vous avez maintenant bien compris où vous ramez le plus. Vous maudissez  secrètement un compagnon de route qui vous prend 20 mètres dans chaque côte, et il en fait tout autant quand vous le dépassez dans la descente suivante...

Vous passez même en mode « guerrier » : obligé de courir dans une rivière  vous devez ensuite gravir un talus en vous agrippant frénétiquement à une main courante.

C'est à ce moment là que vous vous demandez, si, en réalité, le traceur du parcours n'est pas un peu sadique...

Suggestion : pourquoi pas quelques piranhas dans la rivière et un lâché de pitbulls au pied du talus tant qu'on y est...

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Phase 3 : « Et là, c'est bientôt fini ? »

Je situerais cette phase  dans le dernier quart du parcours.

Symptôme le plus évident : vous demandez systématiquement à chaque signaleur et promeneur si l'arrivée est encore loin. A croire que vous avez pris un bon « pète au casque » dans une descente.

Et c'est là que vous pouvez tombez dans LE piège.

Souvent parachuté à son carrefour en voiture, le signaleur n'est pas le traceur du parcours...

Alors si vous avez le malheur de lui demander si l'arrivée est encore loin et qu'il lui a fallu 5' pour rejoindre son poste en voiture. Evidemment, il peut très bien vous répondre que c'est bientôt fini. Alors qu'en réalité, pas du tout...

Il va de soi que le promeneur en quête de muguet n'en sait pas plus sur le chemin qu'il vous reste à parcourir. En devinant votre souffrance, le risque serait même qu'il essaye de vous faire plaisir en vous annonçant une arrivée très proche.

Du coup, quand vous attaquez votre 11ème, 26ème ou 148ème talus, vous doutez sur la santé mentale des organisateurs et vous cherchez désespérément, au loin, des signes annonciateurs de la fin du calvaire...

Phase 4 : « Ouf ! Et merci ! »

L'arrivée est une délivrance.

L'euphorie vous permet d'être de nouveau un peu plus lucide.

Vous serrez chaleureusement la main à vos compagnons de route, vous félicitez les organisateurs  et vous commencez à apprécier le travail formidable de la centaine  de bénévoles qui ont permis l'organisation de cette  manifestation.

En conclusion,  cette expérience trail fut une vraie bonne surprise. L'organisation était impeccable et l'ambiance conviviale.

J'aurais pu m'attarder sur les performances des haut rhinois :  le cumul des titres en senior, junior ou vétéran 2  qui est exceptionnel. Le challenge du nombre pour notre département  qui est aussi une belle récompense.

Disons que ce petit compte rendu délaisse les « chemins carrossables » que représentent les classements et les temps, pour s'aventurer sur « les sentiers moins évidents » que sont les sensations des coureurs.

Est ce que c'est ça, l'esprit trail ?

Loïc

 
   

 

 

 

2ème trail des sapeurs pompiers 2018 en photos

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