Rencontre

Martin, sapeur pompier ou rien !

Portrait. Martin, sapeur pompier ou rien !

Qui est réellement « martin » ? Depuis Knoeringue dans le Haut-Rhin, Arnaud Burgy de son vrai nom, avec justesse et sagesse, a livré bien plus qu’un regard de passionné. Découverte de celui qui a décroché la troisième place de notre concours photo 2009.

« Lycéen en Terminale STI au Lycée Jean Mermoz de Saint-Louis », Arnaud Burgy, 17 ans, est ô combien actif ! Sportif, il « fait du foot dans la catégorie U19 avec l’Entente Porte du Sundgau depuis plus de 11 ans. J’essaie de faire le plus de sport possible, que ce soit de la musculation ou de la course à pied. Grace à mon emploi du temps, je vais me mettre à nager plus souvent. Pour mon petit village, j’aide toujours mon père, Michel Burgy, président du conseil de fabrique, quand il en a besoin. Je suis toujours prêt à donner un petit coup de main. »

Jusqu’au bout et plus encore

Après « avoir effectué 3 ans de JSP dans la section Porte du Sundgau et ayant passé avec succès le brevet national des jeunes sapeurs pompiers (BNJSP) » il s’est engagé en qualité de « sapeur pompier volontaire dans le CPI de sa commune depuis 2008 ». Aujourd’hui, sapeur, il a « effectué toutes les formations requises pour être équipier. J’espère prolonger mon engagement jusqu’à la retraite SPV. J’ai fait une demande de double engagement au CIS D3F. J’attends la réponse. Je voudrais comme bon nombre

de pompiers, faire de cette passion, mon métier, ma vie. » Malgré cette activité prenante, il n’a « pas de problème à conjuguer vie perso et engagement volontaire. Il faut juste parfois sacrifier un entrainement de foot pour les exercices, ou un match pour les manifestations sportives comme le VTT. C’est toujours avec plaisir que je fais quelque chose concernant les pompiers ! »

En faire plus


faire de cette passion mon  métier ma vie. photo michel burgy

Un engagement de soldat du feu qui était pour lui « quelque chose d’automatique. J’aime la discipline et le sport. Je voulais aider les personnes, leur tendre une main. Tout petit, comme chaque enfant j’étais impressionné par ces hommes qui partaient dans leur camion rouge pour aller éteindre les feux. Peu à peu, j’ai eu l’âge de découvrir internet. C’est ici que je me suis renseigné pour voir ce que les pompiers faisaient, leurs organisations, leurs matériels. En 6ème, j’avais fait un exposé sur les pompiers et confectionné un document papiers d’une centaine de pages. J’ai passé mon AFPS, maintenant appelé Premier Secours Civique – PSC, à

l’âge de 11 ans. J’étais très content car la formation m’a appris beaucoup de choses, mais il y avait toujours une barrière. Cette phrase que l’on nous répétait a chaque fin du cas concret : les pompiers arrivent sur les lieux, ils prennent la situation en main. Je voulais en faire plus ! C’est à 12 ans que je me suis engagé chez les JSP pour commencer, je l’espère, un long chemin dans le monde des sapeurs-pompiers. »

www.sp-68 comme une évidence !

Alors qu’il est en classe de 3ième, « année des stages d’observation en milieu professionnel », il n’a « pas eu à se poser la question : mais où vais-je bien aller ? J’avais déjà mon idée ! Faire ce stage au CIS D3F. C’est pendant ce stage qu’un pompier m’a parlé du site www.sp-68.com. En rentrant un soir, je me suis vite inscrit car j’étais curieux de voir ce forum. Tellement pressé, que j’ai mis comme pseudo la première chose qui me passait par la tête… martin. Ce forum est un lieu d’échange très enrichissant entre pompiers, ou pas. On peut y parler de tout et de rien. Dés que l’on a une interrogation, un membre du site a l’explication ! Il est très pratique pour rester au courant de tout ce qui se passe dans le département, appels d’offre, interventions, manifestations sportives. Le fait que le forum soit ouvert à tous est aussi très intéressant pour découvrir le matériel des autres départements, voir même des autres pays !

Sp-68.com MAI

En un peu plus d’un an, il a suivi diverses formations : PSE 1et 2, SAP 1, ARI, ADF, LSPCC et Contrôleur de casque.

 


 

Troisième du concours. Le regard du pompier vu par « Martin »

Les dessous de la photo classée troisième par les membres du site lors du concours photo 2009. Explications de « Martin ».

« Martin » qui n’est autre qu’Arnaud Burgy, « passionné d’aventure, de vélo et de sport en général », a « participé à ce concours photo car j’aime la photographie. Je trouvais l’idée originale et surtout le thème laissait place à l’imagination. J’avais déjà participé au concours photo de 2008, ayant pour thème les poteaux et les bouches d’incendies. J’étais 9ème et j’étais content d’avoir participé même avec une photo qui n’avait rien d’extraordinaire. »

Une photo sensible

Pour l’édition 2009, Arnaud a « fait plusieurs photos pour le concours et le choix était vraiment difficile, particulièrement entre 3 photos. L’une représentait un pompier qui baissait sa visière dans une atmosphère sombre et l’autre pareil sous un angle différent. J’ai choisi la photo du pompier avec la polycoise car elle est prise en pleine action, il y a donc du mouvement. Cette photo à été prise un soir, en rentrant d’un exercice. Quelque chose se dégage de cette photo ! Le regard est très intense, concentré, avec un degré de surprise. La personne qui regarde la photo ne sait pas ce que le pompier voit, ni ce que le pompier va faire. Il règne une part de mystère ! Ce cliché représente deux de mes passions, la plus importante les sapeurs-pompiers et l’autre la photographie. »

concours photo 2009 (3ème). photo martin arnaud  burgy.

La prochaine ne sera pas un cadeau

« Quand j’ai vu toutes les personnes qui avaient participé au concours, je me suis dit qu’il y avait peu de chance que je sois sur le podium, car toutes les photos étaient vraiment belles. A l’annonce des résultats, j’étais comme tous les gagnants, vraiment content et également surpris d’être devant des photos que j’avais admirées. » Remportant le troisième prix, il a « gardé son cadeau. Mes gants me serviront un jour. En attendant, je garde les gants normaux pour les exercices. » Les compétiteurs sont avisés qu’il participera « volontiers au prochain concours photo ou à un concours du même genre ». Compétiteur assidu, il va y avoir du pain sur la planche pour le détrôner ! Ce ne sera pas un cadeau !

La polycoise en leitmotiv

Pour Arnaud, « la polycoise représente un outil multi fonction, on peut tout faire avec, ouvrir/fermer un tuyau, ouvrir une porte etc. Cela me fait penser aux pompiers, on est aussi « multifonction » nids de guêpes, feux, inondations, fuite de gaz, accident de la route, malaise etc. On fait toutes sortes d’interventions. Cela laisse également libre choix à la personne qui regarde la photo sur le type d’action que le pompier entreprend. »


Une paire de gants, offerte par zumzum68, a  récompensé la photo d'Arnaud Burgy, alias martin. Photo  sp-68.com MAI

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Au Sud quoi de neuf ?

Rencontre. Au Sud quoi de neuf ?


Voilà un an déjà que le chef du groupement Sud du SDIS 68 a pris ses fonctions. Le Lieutenant-colonel (Lcl) Pascal Moine nous a expliqué son arrivée au poste, son rôle, ses missions et a dévoilé quelques unes des actions à venir. Rencontre.

Originaire de l’Est de la France, époux d’une Alsacienne, la région n’était pas une terre inconnue pour le Lcl Pascal Moine, « même si j’apprends encore à connaître le Sundgau ». A 38 ans et après un parcours professionnel axé sur la formation (voir encadré) il a pris ses fonctions de chef du groupement Sud du SDIS 68 le 01 septembre 2008. Sans appréhension quant aux frontières Germano-Helvètes, il expliquait : « on table sur une coopération qui existe depuis toujours. On est en cours de travail sur du conventionnement. Ça existe depuis longtemps. Dans l’esprit des gens, on travaille ensemble. Nos amis Suisses et Allemands sont invités à nos cérémonies. Nous aussi, allons chez eux régulièrement. »

Manager d’hommes

Gareth Sud (*), qui a connu des départements où « il y avait plus de SPP que de SPV », relevait : « il y a autant de SPV dans le groupement Sud que dans le département 77 et les CPI communaux existent toujours ici. Ce qui n’est plus le cas en Seine et Marne ». En un an, il a mesuré la passion de chacun. « Les sapeurs pompiers du secteur ont tous une volonté d’assistance, d’aide et ils y mettent beaucoup de cœur. »

Le « manager d’hommes qui doit adapter une politique globale sur les secours aux spécificités locales, » travaille « sensiblement différemment avec les CS et les CPI communaux. Les centres départementaux dépendent de moi pour l’autorité et les CPI (communaux) de l’autorité communale. »

A l’écoute de ceux qui le souhaitent

« Coordinateur de l’ensemble des secours sur l’ensemble de son territoire de groupement, échelon de contact des sous préfets, » il expliquait : « aujourd’hui, on est dans une action qui vise à inciter les CPI communaux à évoluer en technique et en formation. On tente de tirer vers le haut tous les sapeurs pompiers qui le souhaitent en leurs donnant des moyens en adéquation avec les secours. » En cours de lancement d’« une phase d’assistance aux élus pour faire un bilan ou un état des lieux, s’ils le souhaitent, pour des orientations axées sur l’avenir, nous menons aussi une politique d’incitation au rapprochement ou de collaboration entre unités. Nous sommes très à l’écoute des élus et des chefs de corps, mais ce sont eux qui viennent vers nous. »

Et pour l’avenir ?

N’ayant pas vocation à imposer des changements, « nous restons à leurs dispositions en mettant tous les moyens pour eux. D’ici la fin de l’année, 4 CPI seront visités à la demande des communes concernées. L’an prochain cela s’intensifiera mais si les élus ou les chefs de corps en font la demande. » Autre projet phare du Groupement, « la FMAPA (Formation de Maintien d’Actualisation et de Perfectionnement des Acquis). Deux groupes de travail composés de SPP et de SPV sont chargés du montage de ces formations pour 2010. » En ce qui concerne la livraison prochaine de la nouvelle caserne du CS Ill et Gersbach (Waldighoffen) cette nouvelle

structure permettra aux « sapeurs pompiers d’être dotés d’un outil en adéquation avec leurs missions. Un outil très performant, moderne et fonctionnel permettant aux sapeurs pompiers du secteur de s’exprimer pleinement. » Quant à parler de l’avenir, le Lcl Pascal Moine confiait : « on peut toujours essayer de faire mieux. Il faut arriver, avec les sapeurs pompiers et les élus, à donner la meilleure sécurité qui soit ! »

MAI

(*) Gareth Sud est l’appellation radio du chef de groupement Sud.


 


 

Une vie sur les chapeaux de roue

Le Lcl Pascal Moine a commencé sa carrière d’officier au grade de capitaine en 1995, au poste de chef de groupement opérations du SDIS 45 (Loiret) Puis, successivement chef des CSP de Montargis puis d’Orléans Nord, il poursuit sa route. En 2003, il devient chef du groupement enseignement et développement pédagogique à l’ENSOSP. En 2005, il rejoint le SDIS 77 où il est chargé de projets avant de passer directeur de la formation.
Depuis le 01 septembre 2008, il est chef du groupement Sud du SDIS 68.

Au-delà des taches administratives qui lui incombent, il assure aussi des missions opérationnelles lors d’interventions suffisamment « dimensionnantes » pour que cela se justifie, ou à l’occasion de sinistres ayant un impact sur l’économie, ou la vie locale de son groupement. Interlocuteur de la sous préfecture, des élus et de la presse, il peut aussi se rendre sur le terrain pour y rencontrer les personnels et les soutenir. En dehors de son emploi,

Pascal Moine est passionné par les voitures. « C’est un dada pour moi de m’intéresser à la mécanique. Je suis un féru de sports mécaniques et quand il y a des courses dans le secteur, j’y vais. Puis, il y le management des hommes qui m’intéresse au plus haut point. Je donne des cours sur ce sujet par ci, par là. » Une vie menée sur les chapeaux de roues, avec application et justesse.

Les chiffres clés du Groupement Sud

En 2008, les personnels du groupement Sud ont effectué 16% des 44 577 interventions réalisées sur l’ensemble du Haut-Rhin, soit 7351 opérations de secours. Pour mener à bien ces missions, le groupement s’appuie sur 9 CS dont le CSP des 3 Frontières. A ceux-ci s’ajoutent 21 sections rattachées aux différents CS et 91 CPI communaux, ou inter communaux. Les effectifs sont composés de 1985 SPV dont 711 relèvent du corps départemental. En effet, 1274 SPV sont placés sous l’autorité des premiers magistrats de leurs communes respectives. 48 SPP (chefferie du groupement, CSP Saint-Louis et CSP Altkirch) et 6 personnels administratifs (PATS) complètent ce dispositif.

Le secteur d’intervention regroupe 151 communes réparties sur 6 cantons. Du Sud de l’arrondissement de Mulhouse et incluant intégralement celui d’Altkirch, la superficie couverte s’étend sur 810,5 Km². Avec une population de 127 600 habitants (17,45% de la population Haut-rhinoise) le territoire est ceinturé par l’Allemagne, la Suisse et le territoire de Belfort. Le risque industriel est représenté par la chimie et un dépôt pétrolier, le tout situé à l’Est de la ville de Saint-Louis. 4 de ces établissements sont classés Seveso seuils haut et les deux autres en Seveso seuil bas.

MAI

On en parle sur le forum : http://www.sp-68.com/php/portrait-du-mois-rencontre-avec-le-chef-du-groupement-sud-t6153.html

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